P. Jean Ilboudo

Oratorio Nkolog m ba yir weogo

 

Motif: l’Oratorio de la joie

 

Préliminaires : Il s’agit d’un voyage.

Dans cet oratorio, je voudrais au cours d’une soirée, présenter au peuple burkinabè l’évolution du chant religieux au Moogo, de 1899 à 2009.

Il s’agit d’un parcourt historique musical de 3 heures. Depuis des chants en langue inconnue jusqu’aux mélodies où le peuple se reconnaît et dit : « nous sommes maintenant parvenus au pays natal »

Plusieurs chorales seront invitées à chanter des chants religieux qui furent chantés par le peuple chrétien depuis 1899 jusqu’à nos jours.

Celui qui écoutera les différentes chorales se rendra compte de l’évolution du chant liturgique. Il se trouvera transporté depuis les premiers essais de composition de chants liturgiques au Moogo, jusqu’aux chants composés aujourd’hui par les Burkinabé eux-mêmes à partir des richesses mélodiques du Moogo.

Une brève présentation introduira chaque étape de l’évolution et aidera chacun à percevoir clairement les éléments nouveaux, les richesses et les limites de chaque période.

Il s’agit d’une mémoire, d’un rappel historique, d’une célébration de tout un peuple qui s’exprime par le chant et l’auditeur et spectateur de l’oratorio se sentira transporté par la joie de tout un peuple qui a cherché et qui cherche à chanter la Gloire de Dieu, créateur et sauveur du monde entier. L’Oratorio voudrait être une invitation à la joie et à la découverte de la beauté du chant liturgique au Moogo.

Premier voyage du Mgr Augustin Hacquard au Moogo

Sur la route de Ouagadougou (voir extraits pages 18-19) de Christ au Burkina

Messe funèbre pour le Lieutenant Grivart tué d’une flèche empoisonnée en février 1899 et inhumé au cimetière de Ouagadougou.

Arrivée à Ouagadougou de Monseigneur Augustin Hacquard

La première messe de Requiem pour le Lieutenant Grivart tué d’une flèche empoisonnée.

Messe de Requiem en latin en présence du Moog-Naaba Siguiri et des (Benda) tambourinaires de la cour royale

« Dès six heures du matin, toute la garnison et des millier d’indigènes se rendaient au cimetière ; des salves d’artillerie tirées par intervalles, donnaient à la cérémonie une puissante solennité. Après la bénédiction de la tombe, nous rentrons au pavillon du commandant, où tout avait été disposé pour le Saint Sacrifice. Chacun y mettant toute sa bonne volonté, nous sommes parvenus à chanter très convenablement la messe de Requiem, ce fit une profonde impression sur l’assistance.

La musique du Naba joua à son tour des airs funèbres qui ont vraiment du caractère. » Christ au Burkina, page 41

Une chorale chante – Requiem- Entrée et un passage significatif de cette messe pour les défunts.

La musique du Naba : une dizaine de tambourinaires jouent des airs funèbres du moogo.

L’histoire de Joseph vendu au Sahara et racheté par les Pères Blancs, premier catéchiste au Moogo en 1900

Un jeune homme originaire du Moogo est fait prisonnier par les chasseurs d’esclaves.

Ces derniers l’amènent en Algérie en traversant le Sahara. Joseph est vendu aux habitants du pays. Les Pères Blancs rachètent ce jeune homme, il devient catéchumène et est baptisé sous le nom de Joseph, il sera instruit de la Doctrine chrétienne et préparer pour devenir catéchiste.

Joseph apprend la musique et joue de l’accordéon.

Monseigneur Augustin Hacquard décide de l’amener avec lui dans la première caravane qui part pour le Moogo en janvier 1900, afin d’établir un premier poste de mission.( voir page 50) de Christ au Burkina

Joseph n’a pas oublié sa langue maternelle, le moore, et quand les missionnaires lui annoncent qu’il partira avec eux pour le moogo, son pays natal il prend son accordéon et joue cet air joyeux.

M saan paam laada m laadame ye – Nkolg mbayir weoogo n laada hê hê

Durant le voyage il porte avec lui son accordéon et au village de Niouma, il joue de l’accordéon aux différentes étapes.

Une fois franchi les frontières du pays natal, Joseph n’arrête plus de chanter cet air joyeux.

M saan paam laada m laadame ye – Nkolg mbayir weoogo n laada hê hê

Toute la foule chante avec Joseph cet air joyeux.

M sâ n paam laado;m laadame ye N kolg m ba-yir weoogo,m laada hê hê

Première scène : A La-Toodê l’ancien esclave du nom de Joseph retrouve les gens de sa famille et leur chante sur un air d’accordéon.

M sâan paam laado m laadame ye

N kolg mbayir weoogo

M laada hê hê

Les chants que les Pères Blancs proposent aux catéchumènes et aux premiers chrétiens.

Les chants liturgiques dans les postes de mission.

(Le latin est chanté et certains chants en Moore apparaissent).

1°)

2°)

3°)

4°)

5°)

Chants latins sur mélodie du Moogo.

L’œuvre de l’Abbé Robert.

Messe de la Savane( Kyrie et Gloria)

Chant religieux et hymne national

Psaume 150

Psaume 8

Psaume

(Litanies et chants à la Vierge Marie)

Chants à la Vierge

Chants catéchétiques

Les chants de funérailles

La passion selon saint Mathieu.

Les chants de Pâques

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Les chants d’ordination et

les préfaces composées par des jeunes prêtres ( à partir de 1972)

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(Choisir des chants des Religieuses et des religieux au moment de prononcer les voeux)

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Le Moogo et l’Eglise

Rogem Waodo

Si Je t’oublie Burkina –

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L’ouverture à nouveau à un monde plus vaste.

Chants en langues africaines d’autres pays

Une chorale exécute un chant dans la langue indiquée

  • En Français
  • En Bambara
  • En Leila
  • En mandare (Bobo)
  • En lingala
  • En Kiswahili ( Nasadiqi)
  • En Anglais

Une série de chants nouveaux qui seront exécutés par 3 chorales successivement.

Finale : Tansobêndoogo . Tigûng Tasobêndoogo